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Histoires fantastiques

VIP-Blog de histoires-fantastiques
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  • Créé le : 10/05/2008 20:56
    Modifié : 07/12/2009 18:53

    Garçon (34 ans)
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    Démence

    11/05/2008 00:31

    Démence


      Par Eric Fesquet

    La nuit, glaciale et mystérieuse semblait ne jamais prendre fin. L'homme avançait d'un pas déterminé, comme s'il connaissait sa destination. La connaissait-il ? Peut-être... il n'en était pas sûr. Il avait encore dans la bouche, le goût du sang. Saveur jouissive au plus haut point, qui l'obligeait à se masturber en toute occasion, pour faire taire ses pulsions maladives et son désir de récidive, plus puissant qu'une drogue dure. La route, déserte et incroyablement silencieuse, lui était familière. Il avait oeuvré bien des fois en ces contrées abandonnées du nord de l'Allemagne. La voiture qu'il conduisait l'avait lâché quelques kilomètres en amont. Il n'en avait que faire, il allait gagner la prochaine ville, pour se noyer dans la masse, comme le voulait son rituel immuable. Les supplications exaspérantes de la bonne femme lui emplissaient encore la tête, il n'aimait pas les écouter proférer des paroles. Il désirait seulement les entendre hurler. Quelle délectation ! Ces cris, presque inhumains, qui perçaient la nuit et se perdaient dans le vide sans atteindre un quelconque messie téméraire. La dernière avait été trop bavarde, il avait écourté la séance, n'en pouvant plus de l'entendre jacasser, telle une commère de village. Il lui avait ordonné de fermer sa « grande gueule ». Allongée sur la terre, elle lui avait même proposé une fellation en échange de sa vie. Il avait éclaté de rire. Dépouillée de ses frusques, la chienne apeurée s'était approchée de lui à genoux, le touchant de ses mains écoeurantes, suintantes de sueur engendrée par la terreur. Effaré, il l'avait repoussé d'une main gantée et l'avait maintenu au sol. Elle était tellement vulnérable qu'il n'avait eu aucun mal à extirper son poinçon de sa poche arrière avec sa main libre. Jusqu'au dernier instant elle l'avait supplié, habitée d'un espoir tenace qui avait fini par s'ébranler pour se transformer en une vérité fataliste et terrifiante, une certitude irréversible que son existence avait croisé un monstre sanguinaire qui s'apprêtait à mettre un terme à ses espérances futures, bercées de désirs maternels et d'unions sempiternelles. Sentant le dénouement approcher, elle l'avait alors inondé de termes haineux tel que : détraqué, malade ou encore aliéné, avant que la tige de métal n'ait perforé sa gorge à la peau blafarde, parsemée de grains de beauté proéminents. Une française. Que le monde était petit. Sur ce coup-là, la chance n'avait pas été de son côté. Il avait fait un bout de chemin en sa compagnie depuis Hambourg. La jeune femme avait été ravie de pouvoir discuter avec un compatriote. Imperturbable, il l'avait laissé débiter ses mondanités abjectes, hochant quelquefois la tête d'approbation quand celle-ci le dévisageait. Le bavardage s'était propagé une bonne heure avant qu'il ne demande à sa conductrice de s'arrêter pour aller pisser. La tentation avait été trop grande. Il y avait cédé, malgré la langue exaspérante de la demoiselle. Il n'aimait pas les femmes de son pays. Après lui avoir troué la gorge, il avait plaqué sa bouche sur l'orifice pour recueillir l'hémoglobine torride et consistante. Elle n'avait rien dit, résignée, elle l'avait laissé faire. Il s'était délecté de cette substance, qui avait éveillé en lui de sombres desseins de luxure effrénée, puis il avait laissé la jeune femme se vider de son sang tout en se caressant les parties génitales au-dessus d'elle. Après que la semence stérile eut humecté le sol et l'ingénue dépéri, il avait creusé la sépulture. Entre temps la jeune femme était morte, silencieusement. Il avait alors poussé la défunte dénudée au fond du trou et lui avait balancé ses vêtements souillés à la figure, sans aucune esquisse de dignité. Le cadavre traînait maintenant quelque part, enfoui sous la terre, en bordure d'une départementale... avec les autres. En huit ans de désordre cérébral, elles furent légion à s'être méprises sur cette caricature du jeune homme bien sous tout rapport. Patient, il préméditait ses crimes avec un sang-froid indéniable, jugeant les lieux, les victimes et bien d'autres choses encore. Une fois sa concupiscence accomplie, il avait pris place dans le véhicule de la bonne femme et avait parcouru une cinquantaine de kilomètres avant de tomber en panne d'essence. Voilà une chose qu'il avait omis de vérifier avant de se jeter sur la française, mais ses erreurs lui permettaient de mieux appréhender ses prochaines sorties noctambules. Il avait abandonné la BMW à la lisière d'un champ et avait poursuivi à pied. C'était invariablement de cette manière qu'il débusquait ses proies, en pratiquant l'auto-stop.

    La lune apparut dans son dos, au sommet d'une colline, déversant son rayonnement sur le bitume et ses alentours dépourvus d'arbres. Il y voyait maintenant à perte de vue. Au petit jour, quelqu'un s'arrêterait bien pour le prendre... comme à chaque fois. Il marchait plus lentement, l'excitation exaltante ressentie il y a quelques heures semblait vouloir s'apaiser, pour au moins quelques temps. Ses mains tremblaient encore sous l'effet de l'effervescence sexuelle, certes partiellement assouvie. La petite française lui avait laissé un léger goût d'insatisfaction. La prochaine il la torturerait pendant des heures, jusqu'à ce qu'elle n'est plus rien d'un être humain, comme la première : Une jeune allemande aux yeux bleus, qui l'avait gentiment pris en stop près de la frontière Franco-Allemande, huit ans auparavant. Son premier meurtre avait été on ne peut plus impulsif. Après plus d'une demi-heure de convoitise intenable, hantées par des visions d'absorptions démesurées, il s'était jeté sur elle au milieu de nulle part, lui balançant sa jolie petite tête blonde contre la vitre de la portière. Son nez avait éclaté, éclaboussant l'habitacle nickel-chrome de la petite citadine rouge vif. Sous le choc, la conductrice avait laissé sa voiture divaguer sur le bas-côté. Dehors il faisait à peine nuit, mais aucun véhicule ne se trouvait à proximité. Une fois l'auto arrêter, il l'avait sorti de là et tabassé comme un sauvage incontrôlable. La pauvre fille l'avait imploré, mais ses supplications insaisissables ne l'avaient point ému. Elle était restée au sol, inconsciente. Son sang paraissait s'écouler de toutes les parcelles de son corps. Après l'avoir entouré dans une couverture, il l'avait placé dans le coffre de la voiture pour la ramenée chez lui et assouvir ses envies morbides. Elle était restée comateuse tout du long, ignorant pour l'éternité, les sévices que son kidnappeur lui avait fait subir. Il n'avait plus jamais ressenti un plaisir aussi intense, le corps de la jeune fille avait été littéralement massacré, pressé comme une éponge pour en récolter le moindre fluide, si savoureux à son goût. Après qu'il en eut fini avec elle, il aurait été incapable de différencier sa tête de ses pieds si on lui avait demandé de faire une chose aussi absurde. La baignoire remplie de sang, il s'était étendu là, écoutant du Mozart et glorifiant la sainte hémoglobine avec laquelle il s'enivrait. L'effervescence retombée, il s'était retrouvé devant un amoncellement de débris sanguinolents. Affolé, il avait tout d'abord voulu les balancer dans la benne à ordure, mais quelque chose lui suggéra de ne pas le faire. Finalement, les fragments de chairs s'étaient retrouvés dans le congélateur pour être dispersés par la suite, dans tous les coins de France. Principalement par le train.

    Sept jours après le meurtre, il s'était retrouvé dans un wagon qui faisait le trajet Paris-Strasbourg. Heureusement pour lui, celui-ci n'avait pas été bondé de passagers... Les derniers morceaux de barbaque avaient commencé à devenir nauséabond au fond de son sac à dos. Décongelés depuis quelques jours, ils les avaient bêtement oublié dans un coin du garage où ils s'étaient mis à pourrir, attirant tout les insectes nécrophages du quartier. L'hésitation fut longue avant d'embarquer dans la rame. La veille, il avait précautionneusement enroulé les chairs putréfiées dans une dizaine de sacs plastiques, mais cette odeur si particulière avait eu le pouvoir d'en transpercer l'épaisseur. Dans le train, il avait bien cru que son voisin de cabine allait s'en apercevoir, mais grâce au ciel, celui-ci était enrhumé et n'avait pas ressenti les effluves immondes des lambeaux putrides. Ses risques inconsidérés auraient pu lui coûter cher. Il avait quand même réussi à les enterrés en pleine campagne, dans un endroit isolé. Se remémorant ce temps là, un sourire finissait toujours par percer sur son visage. Quel jeune écervelé, pensait-il. De toute évidence il avait perdu les pédales lors de sa toute première barbarie. Depuis, son mode opératoire avait bien changé. Il ne désossait plus ses victimes, comme ses dégénérescences mentales l'incitaient à le faire à l'origine. Il s'abreuvait directement sur place. Subséquemment, il laissait le cadavre sur les lieux du crime où il l'enterrait scrupuleusement. Jusqu'à preuve du contraire, aucunes de ses sauvageries nocturnes n'avaient été découvertes. Depuis, ses échappées sanguinaires s'étaient muées en éternel recommencement, en quête d'une nouvelle apothéose sexuelle qui semblait se dérober sans cesse. Après chacune de ses atrocités, il se terrait chez lui au moins quelques semaines, pour laisser à la nature le temps d'oublier l'obscénité accomplie sous ses yeux. Il aimait l'Allemagne et la langue hitlérienne qui s'échappait de la bouche de ces femmes, effrayées par sa folie furieuse. Son ignorance du langage d'outre-Rhin ne le desservait pas, bien au contraire. Elle coupait court à toutes sortes d'inconvénients engendrés par des interrogations pas toujours circonspectes. Il n'aimait pas se déverser en parole, se livrer à quelques individus, surtout si ceux-ci voyaient en sa retenue et son regard fuyant, une grande timidité. Il haïssait cette sensation d'être pris pour quelqu'un de faible, limite impressionnable. La France était son pied-à-terre, son pays de naissance, mais l'envie de la quittée le démangeait, attiré qu'il était par ces créatures qui venaient le hantées jusque dans son sommeil : « ich liebe dich... ich liebe dich », murmuraient-elles à ses oreilles. Il se réveillait à chaque fois transpirant et le sexe raidi de désir.

    Traînant les pieds, il parvint à une intersection. Le panneau, abreuvé de rayons lunaires, indiquait des destinations qui lui étaient inconnues : Wastercher, Gabebourg, Düsserworf... Il le dépassa de son pas devenu lourd et pris la direction qui lui sembla la plus appropriée pour clôturer son escapade meurtrière. Son long manteau le préservait de cette nuit froide et imprégnée d'humidité malsaine. Dans sa veste, le poinçon venait caresser sa cuisse à chacun de ses mouvements, comme pour rappeler à son maître, que celui-ci était un assassin cruel, sans considération pour la vie humaine. Il n'avait plus vu âmes qui vivent depuis qu'il avait rencontré la demoiselle quelques heures auparavant, à croire que cet endroit était un lieu maudit où il ne faisait pas bon vivre. Il se dit que c'était sans doute le cas après tout, que ce n'était pas pour rien qu'il traînait souvent dans le coin. Une terre de pestiférés où ceux qui osent s'y aventurer n' en reviennent jamais... ou alors les pieds devant. Cette pensée le fit sourire. Ses guibolles commençaient à le faire souffrir. Il aurait pu s'attarder ici, à guetter le levé du jour et attendre que quelques individus se pointent, il n'aurait eu qu'à tendre son pouce, mais s'éloigner le plus loin possible de son oeuvre macabre lui paru la meilleure chose à faire. Avec ce qu'il avait accompli au cours de la dernière décennie, il pouvait croupir à vie dans un établissement psychiatrique, avec d'autres cinglés de son espèce ou pire encore.

    La route était linéaire et sans limite. Il devait être passé trois heures. Les feux d'un véhicule arrosèrent brusquement les kilomètres de bitume qui s'étendaient devant lui à perte de vue. La prudence était de rigueur. La tentation fut grande de continuer à marcher sans se retourner sur l'automobiliste imprudent, mais il était exténué par toutes ces heures de marches et rêvait d'un hôtel où il pourrait se reposer à loisir toute la journée. Il se retourna donc et allongea son bras en relevant son pouce. Aveuglé par les phares, il perçut le ronronnement du moteur, faible et inégal. Il dut plisser les yeux pour apercevoir l'engin. L'automobile était une Mercedes qui roulait à faible allure, pas plus de 50 km/h et le chauffeur semblait l'avoir remarqué. Sans s'en rendre compte, sa main glissa dans sa poche et saisit son arme, près à se jeter sur un danger potentiel. Le véhicule stoppa son effort dans un bruit de vieilles plaquettes de freins usées jusqu'à la corde. La fenêtre électrique s'ouvrit et le conducteur lui adressa la parole de derrière son volant. Il fut rassuré de voir qu'il ne s'agissait pas d'un type en uniforme, mais un homme d'à peu près son âge, entre 35 et 40 ans avec une casquette visée sur le crâne. Celui-ci lui causa en allemand bien évidemment. Il lui fit comprendre qu'il était français et qu'il désirait se rendre à Berlin. L'homme lui fit mine de monter en baragouinant quelques mots totalement incompréhensible pour lui, l'ignare du dialecte. Il grimpa à ses côtés, satisfait de pouvoir s'asseoir à nouveau et de profiter de la chaleur agréable de l'habitacle pour se requinquer. L'allemand le toisa du coin de l'oeil et lui tendit une main, il s'en saisit en essayant de paraître le plus amical possible. La radio diffusait un morceau de rock allemand, irritant pour les oreilles. La voiture se mit en branle et reprit la ligne droite. Les premières minutes le mirent mal à l'aise, l'allemand ne parlait pas et le regardait parfois d'un air étrange. Se pourrait-il que quelque chose ait pu lui mettre la puce à l'oreille ? Impossible. Il se détendit un peu au fil des kilomètres que le véhicule avalait. De l'intérieur de la voiture se dégageait une odeur désagréable qu'il semblait connaître, mais impossible pour lui de mettre une étiquette sur ces effluves. La station radio diffusa ensuite un titre des Beatles : « Let it be ». Subitement le conducteur se mit à entonner frénétiquement le morceau dans un accent horrible tout en l'observant avec une expression enjouée sur le visage. Une envie de meurtre le traversa, mais il se ressaisit vivement. Il avait perpétré assez de mauvaises choses cette nuit, il allait devoir faire avec et supporter cet énergumène jusqu'à la prochaine ville. Par le passé, il lui était déjà arrivé d'assassiner des hommes, mais uniquement pour le profit. Le vieux tube du groupe anglais fut interrompu par un flash d'information dont il ne comprit pas un traître mot. Brutalement, l'allemand coupa la voix féminine et se tourna vers lui pour articuler quelques mots. Ses yeux étaient injectés de sang et son haleine trahissait une consommation d'alcool excessive. L'homme était irritable et commença à hausser la voix sur lui. Agacé par le comportement pénible du gars, il essaya de lui faire comprendre avec une patience d'ange, qu'il ne comprenait pas l'Allemand. Il lui glissa également, dans un murmure, que s'il ne fermait pas sa gueule, il n'aurait bientôt plus l'occasion de la ramener. Mais ça, le conducteur ne le comprit pas. L'Allemand finit néanmoins par se calmer doucement pour recentrer son attention sur la route, qui devenait de plus en plus monotone.

    Le choc qu'il reçu à la tempe, fut tellement soudain et puissant, qu'il ne sut que trop tard ce qui lui arriva. Il s'affala sur son siège. Les yeux dans le vague, il eut juste le temps d'apercevoir la voiture quittait tranquillement la route désertique pour terminer sa course au milieu d'un champ. Il reçu alors un nouveau coup à la tête, qui l'assomma pour de bon.

    L'Allemand l'extirpa du véhicule chlinguant la charogne et le sexe et le traîna inconscient dans un lieu entouré d'herbes folles, dont la hauteur surprenante interdisait toutes observations furtives depuis la petite route de campagne. Lâchant sans ménagement les deux jambes inertes, l'homme ligota ensuite les poignets du français. Quand celui-ci immergea de son coma, il fut roué de coup et insulté dans la langue insaisissable. Encore amoindri et ne sachant pas où il était, le tueur de femme eut la vague impression, l'espace d'un instant, d'être dans un camp nazi au milieu de la seconde guerre mondiale. L'allemand ne lui laissa aucunes chances de recouvrer ses esprits, il se jeta sur lui avec frénésie et lui enserra le cou de ses mains puissantes. L'auto-stoppeur tenta de résister, mais l'homme était d'une puissance inouïe. Il suffoqua et ses mains finirent par lâcher son agresseur, retombant mollement sur le sol parsemé d'herbes sèches, son regard fixe perdu au-delà des étoiles. Il mourut sans jamais avoir rejoint son pays, s'en était fini de ses petites escapades meurtrières en terre étrangère. Quand le conducteur lui baissa le pantalon pour le pénétrer sauvagement, il était déjà mort...c'est ce qui pouvait lui arriver de mieux à ce stade. Après l'acte de nécrophilie exaltant, le type reboutonna son froc et le souffle court, extirpa une lame pour dépecer le cadavre et sectionner les parties génitales... Au loin, la radio diffusait toujours quelque part au-delà des hautes herbes, dans le coupé Mercedes abandonné provisoirement. Le flash d'information, écourté précédemment, défila cette fois-ci sans interruption. En français, la dame Berlinoise aurait annoncé à peu près ceci :

    « ... ses victimes sont des hommes de race blanche, entre 20 et 40 ans, il a pour habitude de dépecer les corps et d'en conserver certaines parties pour s'en nourrir ultérieurement. Cet homme a été aperçu pour la dernière fois hier après-midi dans une station service près d'Hanovre. Il est âgé de 38 ans, mesure entre 1 mètre 70 et 1 mètre 75, il a les yeux marron clairs et porte une casquette rouge. Inculpé et condamné en 1999 pour actes de barbarie sur des cadavres dans un cimetière de la banlieue de Düsseldorf, on le soupçonne également de plusieurs meurtres sadiques, commis en Allemagne et en France entre 1990 et 2003, il serait peut-être celui que l'on a surnommé par le passé :  l'anthropophage hivernal... »

    Les premières lueurs du jour pointaient leur nez, égaillant cette nature, unique témoin des sauvageries humaines perpétrées cette nuit là. L'homme se releva, contemplant la beauté fugace du levé du jour. La sueur dégoulinait de son visage souillé de sang séché. Il détourna son regard et s'en alla rejoindre sa voiture avec sa glacière inondée de restes humains, laissant derrière lui, la fosse fraîchement recouverte, d'un auto-stoppeur malchanceux.

    Bez et Esparon
    Du 03 mai au 10 mai 2008

    © ® Auteur : Eric Fesquet, texte déposé.

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